
Dans les univers du jardin et de l’animalerie, le point de vente conserve une place centrale dans les habitudes d’achat. Le Baromètre Top Enseigne 2026, réalisé par Ipsos BVA et Bonial puis relayé par Promojardin-Promanimal, apporte un éclairage utile sur les attentes actuelles des consommateurs.
Selon cette étude menée auprès de 10 000 Français, 93 % des répondants déclarent effectuer leurs achats de bricolage-jardinage exclusivement ou principalement en magasin. En animalerie, cette proportion atteint 79 %. Malgré la progression du commerce en ligne, la visite en point de vente reste donc un moment déterminant du parcours client.
Un parcours d’achat toujours fortement ancré dans le magasin
Dans le jardin comme dans l’animalerie, certains achats nécessitent de voir le produit, de comparer les solutions disponibles ou de bénéficier d’un conseil adapté. Le magasin répond à ce besoin de proximité et de réassurance, notamment lorsque le client hésite entre plusieurs références ou recherche une réponse immédiate.
Cette place du commerce physique ne signifie pas que les usages numériques deviennent secondaires. Site internet, réseaux sociaux, campagnes locales ou messages adressés aux clients peuvent au contraire préparer et prolonger la visite. L’enjeu est moins d’opposer le magasin au numérique que de créer un parcours cohérent entre les différents points de contact.
Des critères d’attractivité très concrets
Le baromètre fait ressortir plusieurs critères importants dans les univers étudiés : le rapport qualité-prix, l’attractivité des prix, la variété et la pertinence de l’offre, la facilité d’accès au magasin ainsi que l’expérience d’achat.
Ces résultats rappellent que l’attractivité d’un point de vente repose sur un ensemble d’éléments complémentaires. La lisibilité de l’offre, la disponibilité des produits, la qualité de l’accueil ou encore la facilité à trouver une information contribuent ensemble à la perception du magasin.
Il n’existe cependant pas de modèle unique. Chaque jardinerie ou animalerie indépendante conserve son identité, sa clientèle, son implantation et ses spécialités. La force du commerce indépendant réside précisément dans cette capacité à adapter l’offre et la relation client à son territoire.
Le conseil, un élément différenciant
Les achats liés au végétal, au jardin et aux animaux de compagnie demandent souvent une expertise que le client ne trouve pas toujours seul en ligne. Connaissance des produits, compréhension des conditions locales, accompagnement dans la durée : le conseil reste une composante forte de l’expérience en magasin.
Cette expertise peut également nourrir la communication locale. Une information claire sur les arrivages, les saisonnalités, les services disponibles ou les domaines de spécialité du magasin donne aux clients une raison concrète de se déplacer.
Transformer la fréquentation en préférence locale
Le maintien d’une forte fréquentation des magasins constitue un signal positif pour les professionnels du jardin et de l’animalerie. Il invite aussi à observer avec attention ce qui facilite ou freine la visite : visibilité du point de vente, accès à l’information, cohérence de l’offre, disponibilité des équipes ou qualité générale du parcours.
Pour les indépendants, la proximité, la souplesse et la connaissance du terrain sont autant d’atouts pour construire une relation durable avec leurs clients. Un magasin bien identifié, une communication régulière et une expérience cohérente peuvent contribuer à transformer une visite ponctuelle en préférence locale.
Un indicateur à suivre dans la durée
Les comportements de consommation continuent d’évoluer, dans un contexte où les arbitrages budgétaires restent présents. Les résultats du Baromètre Top Enseigne 2026 montrent néanmoins que le magasin physique demeure un pilier des parcours d’achat dans les secteurs du jardinage et de l’animalerie.
Pour consulter l’analyse complète relayée par Promojardin-Promanimal : Baromètre Top Enseigne 2026 : les attentes des consommateurs restent centrées sur le magasin physique.

